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mercredi 20 avril 2016

Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque.

10 salles pour mieux comprendre ce peintre  autodidacte. 
Henri Rousseau (1844-1910) est un peintre français, surnommé le Douanier par son ami Alfred Jarry car il travaillait dans un « Octroi » à importation de marchandises .
Pendant longtemps il fera l’objet de raillerie, de moquerie, traité de peintre du dimanche, il s’obstinera . Obstination qui lui vaut aujourd’hui cette exposition. 

Une rétrospective exceptionnelle qui a fait étape auparavant au Pallazzo Ducale de Venise et qui revisite l’œuvre de cet artiste inclassable.  
La visite se fait dans une ambiance feutré,  on y marche à pas loup à travers les différentes thématiques. Des natures mortes à La guerre, de l'exubérance Du paradis aux jungles aux Portraits-paysages, de L'innocence archaïque à  l'Enfance cruelle .
On y retrouve bien sur de nombreuses grandes œuvres, La muse , La charmeuse de serpent, Moi-même, La guerre .... Ces œuvres partagent l’espace avec d'autres grands noms pour faire écho à  ce que représente aujourd’hui le Douanier Rousseau : Seurat, Delaunay, Kandinsky ou encore Picasso.
L'absence de perspective, des personnages toujours peints frontalement,  souvent figés comme collés sur les décors ou  parfois disproportionnés peut rebuter l'observateur , mais non, le pinceau  du Douanier fait  effet sur œil du visiteur. On y entend parfois les amateurs chuchoter sur l'Art naïf , sur Surréalisme, voir la laideur mais peu importe l’œuvre est bien là, sous nos yeux. 
A visiter sans appréhension en se laissant simplement guider par l'œuvre.    

 Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, Les Joueurs de football, 1908,
 huile sur toile, New York, Solomon R. Guggenheim Museum

 Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque, 
du 22 mars au 17 juillet 2016, 
au Musée d’Orsay, 
1, rue de la Légion d’Honneur, 
75007 Paris.

samedi 2 avril 2016

Empreintes italiennes Mario Giacomelli

Originaire de seniglia Mario Giacomelli (1925-2000) est un maître de la photographie contemporaine italienne. Ces photos ont fait le tour du monde . Expert en contraste, il nous livre un regard unique sur les paysages , natures mortes et visages.
L'être humain au centre de ses préoccupations...

"Le blanc, c'est le néant, le noir, ce sont les cicatrices "

La série photographique - Dernière manière- représente sa "Prise de conscience de la nature ".  Comment ne pas être  subjugué par ces images , un univers  sombre de champs blessés . Comment ne pas être attiré par les  visages de vielles femmes parfois édentées . 
Une belle série de  natures mortes  colorisées côtoient un cliché d'un  village des pouilles sous une chaleur accablante. Trois des célèbres clichés  des séminaristes sont aussi présents.

L'exposition se termine par un visage énigmatique et lumineux.
© COLLECTION MUSINF

" Je crois à  l'abstraction dans la mesure où elle me permet de m'approcher un peu plus du réel. "



« Empreintes italiennes», jusqu'au 14 avril à l'Orangerie des musées de Sens (89). 2€